mercredi 22 juin 2016

Compte-rendu de la rencontre des accompagnateurs du 17 juin 2016.


Une quarantaine de personnes étaient présentes à la Mairie Europe de Brest.

1 – Résumé de la loi du 15 juillet 2015 et quelques points pratiques sur le parcours du migrant en France.


2 – Compte-rendu de la rencontre avec Coallia le 26 mai 2016 

  Étaientprésents : des membres de Digemer, du Collectif de soutien aux Migrants de Plouguerneau et d’Entraide et Amitié.

3 points à l’ordre du jour :
  • Présentation des services du Pôle Étrangers de Coallia
  • Allocation de demandeur d’asile (ADA) : conditions d’obtention
  • Titres de séjour avec accès à l’emploi


3 – La situation dans les différents collectifs

+ Digemer Brest

2 membres de Digemer ont parlé de leur accompagnement d’une famille albanaise (différence des cultures, respect de ses choix) et d’une famille arménienne (elle est trimballée d’hôtel en hôtel depuis 9 mois : comment l’aider ?).

+ Solidarité Iroise à Plougonvelin

  • Une famille albanaise est dirigée vers le CADA de Nice. Il reste à Bertheaume une autre famille albanaise avec 2 enfants.
  • Difficultés de l’association d’obtenir des aides du CCAS de Plougonvelin.
  • L’association est toujours en lien avec 3 familles résidant maintenant à Brest.
  • Elle signale que l’association Cent pour Un de Quimperlé prend en charge une famille déboutée (100 familles s’organisent autour d’une famille déboutée).

+ Accueil Solidarité St Urbain

Après avoir été sur le point d’accueillir une famille syrienne par l’intermédiaire du préfet Brot, elle devrait accueillir bientôt une famille de Coallia.

+ Digemer Pays des Abers

  • Un logement (presbytère de Bourg-Blanc) sera peut-être mis à la disposition de la Préfecture et de Coallia.
  • L’association soutient un mineur étranger, sur le point d’être cassé dans son parcours professionnel pour une question d’âge.

+ Solidarité Côte des légendes

  • Elle cherche toujours un presbytère à mettre à la disposition de la préfecture et de Coallia.
  • Elle va rencontrer les maires autour de Plounéour-Trez, pour leur demander s’ils ont proposé un logement, à la demande de la Préfecture, pour l’accueil des migrants.

+ SOS Réfugiés du Moyen-Orient

L’association attend une famille irakienne (parents et 3 enfants) par l’intermédiaire du consulat d’Erbil. Elle l’accueillera dans un appartement de Bellevue.

+ Collectif de Guipavas (3 familles co-accueillantes)

La famille tibétaine (parents et une fille de 3 ans) est arrivée le 2 avril avec le statut de réfugiée. Démarches à l’OFPRA facilitées par la Préfecture. La famille a obtenu une carte de séjour de 10 ans. Il lui reste maintenant à s’intégrer en France : apprentissage de la langue, formation professionnelle, recherche d’emploi. Bon soutien du CCAS de Guipavas.

  1. Les Mineurs isolés étrangers (MIE)

Le dispositif d’accueil des MIE était excellent jusqu’en décembre 2015 : logement en famille d’accueil ou en foyer ; prise en charge scolaire par la MLDS.

Mais il se grippe depuis mars du fait d'un changement d'attitude du Conseil départemental et du Procureur, sans doute lié à l'augmentation du nombre d'arrivées de MIE. Le procureur de Brest décide de leur faire faire des examens médicaux (tests osseux, non reconnus par la médecine) pour déterminer leur âge. Ce qui provoque la sortie du dispositif de 13 jeunes déclarés majeurs: plus de logement, plus d’école…Certains jeunes sont en dépression. 2 ont disparu de la circulation.

Le réseau Migrants de Brest a bricolé des solutions provisoires pour le logement : 3 sont accueillis dans un réseau de familles à Guilers ; 7 sont logés dans un appartement loué par Digemer ; 2 sont logés par l’association  Zéro personne à la rue. L’ABAAFE les prend en charge pour l’école : 35 y sont inscrits.

Des recours sont déposés auprès du Juge des enfants. Par ailleurs une délégation du réseau Migrants a rencontré le Conseil départemental et la Mairie de Brest pour chercher des solutions. Pour le moment chaque instance (Conseil départemental, Mairie de Brest, Etat) reste dans son compartiment et ne veut prendre aucune initiative au-delà de la loi.


Vu la richesse du partage des expériences et des réflexions des différents collectifs, nous avons décidé de nous retrouver :

Le vendredi 30 septembre, de 17 h 30 à 19 h 30, à la Mairie Europe



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